Liste JEMA 2026
25 artisans d’art · 2 centres de formation · 1 éditeur d’art
1 — Atelier Marianne Chopin (ARCOP)
14, rue Sainte-Croix
Marianne CHOPIN, restauratrice de tableaux
Le métier de restaurateur-conservateur d’œuvres peintes est une profession spécialisée dans la préservation, la conservation et la restauration des peintures (sur toile, bois, cuivre, etc.) afin de leur rendre leur intégrité esthétique et structurelle tout en respectant leur valeur historique et artistique.
Marianne CHOPIN restaure depuis plus de 20 ans des tableaux dans son atelier situé à Mortagne-au-Perche.
Spécialiste des peintures de chevalet, elle intervient sur des tableaux de toute époque sur support toile ou bois, aussi bien sur des formats conventionnels que sur des grands formats pour le domaine privé et public.
En complément de la restauration, elle propose un service d’encadrement sur mesure pour tableaux, gravures, photos…

ARCOP
14 rue Sainte Croix · 61400 Mortagne-au-Perche
Tél. : 06.20.36.00.85
Julie PATRIS, restauratrice d'œuvres sur papiers
C’est en rencontrant une équipe de restaurateurs de papier au Château de Queluz au Portugal que ce métier s’est révélé à moi.
Mon apprentissage et mon expérience se sont développés dans différents ateliers parisiens au cours des années qui ont suivi cette première découverte.
Le papier est un matériau à la fois anodin et quotidien mais qui transmet l’émotion de la main à travers toutes les techniques graphiques qu’il peut recevoir.
Je travaille sur des dessins, des aquarelles, des gouaches, des pastels, des documents imprimés (gravures, lithographies, …), des objets en carton pour des collectionneurs de jouets anciens.
Je réalise également des marouflages sur toile d’affiches ou d’oeuvres contemporaines.
Formation & expérience :
Deux ans aux Ateliers d’Arts Appliqués du Vésinet, puis quinze ans d’expérience salariée dans des ateliers parisiens, suivis par la création de mon entreprise individuelle, il y a douze ans.
©Mahieu Lacroix
ATELIER JULIE PATRIS
Autheuil · 61190 Tourouvre au Perche · Tél. : 06.19.86.82.69 · eMail : juliepatris@laposte.net
Paule PERSIL, calligraphe

L'art du Souffle, Corps, Geste et Esprit
Tracer une lettre, ce n'est pas seulement écrire, c'est comprendre et discipliner son Souffle pour donner Corps à la Pensée. Chez Paule Persil, la Lettre ne se couche pas sur le papier, elle danse, elle vibre. Installée à Saint-Sulpice en Mayenne près de Château-Gontier, cette artiste d'exception a élevé Écriture et Calligraphie au rang d'art majeur. Calligraphe, peintre, poète, designer, elle consacre sa vie à la création entre lisible et illisible avec pour support la Beauté de la Lettre à travers sa Poésie.
La consécration de l'Excellence
Le parcours de Paule Persil est marqué par la quête de la perfection. Cette exigence a été couronnée par le titre de Meilleur Ouvrier de France (M.O.F) en Calligraphie en 2019. Ce col bleu-blanc-rouge, bien plus qu'une simple distinction honorifique, valide une maîtrise technique irréprochable historique et contemporaine. La maîtrise de la composition, les équilibres, les harmonies, la colorimétrie, sont autant de qualités à posséder afin de créer sur tous supports, avec tous outils, toutes échelles et surtout toutes langues. Entre autres, elle crée dans la Chaux de Carrare en œuvres mobilières et y intègre les feuilles d’Or. La méditation, la répétition incessante permettent de tendre vers une virtuosité que seules des années de pratique permettent d'atteindre.
Le Souffle du trait
Pour l'artiste, la Calligraphie est une discipline du Corps et de l'Esprit, un art du « Trait Unique » où le droit à l'erreur n'existe pas, où chaque « trace » est définitive. Cette tension féconde confère à ses œuvres une présence unique. Elle élabore des compositions contemporaines où la lettre devient image, texture et émotion, jouant avec les Vides et les Silences.
Au cœur des JEMA
Lors des JEMA à Mortagne-au-Perche, Paule Persil invitera le public à redécouvrir la puissance et surtout l’importance de l’Écriture, base de la Structure fondamentale de la Pensée de l’Enfant à l'heure du tout numérique. Elle montrera à cette occasion que la Calligraphie est une véritable Chorégraphie de la Main, l’Alchimie entre outil, support et gouache pour fixer Parole et Esprit dans la Matière.

PAUL PERSIL
13, rue du Val Fleuri, Saint Sulpice, 53200 La Roche Neuville
Tél. : 06 08 00 43 30
2 — Atelier Villard
16, rue Sainte-Croix
Cécile PREZIOSA, céramiste
- Artisan d’Art
- Membre des Ateliers d’Art de France
- Membre des Ateliers d’Art du Perche
Installée à Saint-Quentin-de-Blavou, au cœur du Perche, Cécile Preziosa incarne une céramique contemporaine d’une grande pureté. Dans son atelier, elle marie deux mondes que l’on oppose souvent : la précision scientifique et la sensibilité artisanale, créant des objets en grès qui invitent à la sérénité.
Un parcours singulier
Le parcours de Cécile Preziosa est singulier. Initialement formée comme ingénieure à Strasbourg, elle découvre la terre et change radicalement de voie. Elle choisit alors l’excellence de la tradition en partant apprendre le tournage en Alsace, dans une poterie de Soufflenheim. De ce double bagage, elle a conservé le meilleur : la maîtrise du geste traditionnel du tourneur et une méthodologie de recherche rigoureuse issue de sa formation scientifique. Depuis 2020, elle forme un duo complémentaire avec son compagnon Julien, lui aussi ingénieur, intégrant le calibrage à la production artisanale de l’atelier.
L’alchimie des émaux
La signature de Cécile Preziosa réside dans ses émaux. Loin d’utiliser des couleurs industrielles prêtes à l’emploi, elle élabore ses propres recettes à partir de minéraux bruts et d’oxydes naturels. Son atelier se transforme alors en laboratoire : elle pèse, dose et teste inlassablement pour trouver l’équilibre parfait. Cuites à très haute température (1280°C), ses créations révèlent des textures mates ou satinées et des nuances subtiles — céladon, rose poudré, gris orage — qui n’appartiennent qu’à elle.
Des objets intemporels
Cécile Preziosa crée des objets utilitaires pour la table et la maison (bols, pichets, vases) qui se veulent intemporels. Son style se caractérise par la simplicité des formes, privilégiant des lignes épurées et fonctionnelles, sans fioritures inutiles. Elle recherche avant tout la sensualité de la matière en travaillant le grès pour obtenir un toucher soyeux, presque minéral, qui invite à la prise en main.
Lors des JEMA, Cécile Preziosa ne se contentera pas d’exposer ses pièces ; elle partagera l’envers du décor. Elle expliquera comment la chimie des minéraux, soumise à l’épreuve du feu, donne naissance à la couleur et à la matière. Une occasion unique de comprendre que derrière la simplicité apparente d’un bol se cachent des heures de recherche et une précision millimétrée.

VILLARD - Fabien Ferreri, ébéniste créateur
- Artisan d’Art
- Sélectionné par Homo Faber Guide (Michelangelo Foundation)
- Membre des Ateliers d’Art de France
- Membre des Ateliers d’Art du Perche
- Artisans d’Avenir
« Ouvrir des champs de réflexion sur la relation entre l’objet, l’espace et l’être humain. Explorer les frontières entre le tangible et l’intangible, le passé et le présent, l’individuel et le collectif. Mes créations invitent à se situer dans un continuum où le geste, la pensée et l’émotion se rencontrent. Un lieu, intime et protecteur, où il devient possible de se définir et se redéfinir sans cesse.»
L’Atelier Villard est un atelier d’ébénisterie et de création de mobilier contemporain français, situé au cœur de la ville de Mortagne-au-Perche, dans le département de l’Orne.
Fondé par un artisan passionné, l’Atelier Villard incarne l’alliance subtile entre l’excellence artisanale française et l’esthétique épurée d’un Japon traditionnel, dans une vision résolument contemporaine de l’artisanat d’art.
Spécialisé dans la création de meubles et d’objets uniques et sur mesure, l’Atelier Villard se distingue par son approche innovante du travail du bois, qu’il associe à d’autres matériaux tels que le métal, les papiers japonais « washi » ou les tissus. Ces mélanges audacieux donnent naissance à des pièces à la fois fonctionnelles et poétiques, où chaque détail est pensé pour évoquer élégance et sérénité.
Que ce soit pour des projets personnalisés ou des collaborations avec des designers ou des architectes, l’atelier met son expertise au service de l’esthétique, de la fonctionnalité et de l’émotion.

ATELIER VILLARD
16 rue Sainte Croix · 61400 Mortagne-au-Perche · Tél. 06.38.12.49.52
3 — L’Éclaircie
33, rue des Quinze-Fusillés
Marie-Pierre LEDUC, abat-jour
Installée au cœur de Mortagne-au-Perche, Marie-Pierre Leduc exerce un métier rare et exigeant : elle est abat-jouriste. Dans son atelier, elle ne se contente pas de couvrir des ampoules ; elle conçoit des parures sur-mesure qui filtrent, tamisent et dirigent la lumière, pour la transformer en une atmosphère chaleureuse.
Un savoir-faire de haute précision
Le métier de l’abat-jouriste se situe à la frontière entre la décoration et la couture. Marie-Pierre Leduc pratique avec une égale gourmandise les deux grandes familles de techniques qui font la noblesse de ce métier : la couture sur armature et le contrecollé.
La couture sur armature est la technique traditionnelle par excellence : le tissu est tendu, plissé ou froncé directement sur la carcasse métallique ajusté puis principalement cousu à la main. La technique du contrecollé, plus récente, demande un travail rigoureux où textiles ou papiers sont collés sur une feuille de polyphane rigide, méthode idéale pour obtenir des lignes pures et contemporaines.
Donner une seconde vie aux objets
La démarche de Marie-Pierre Leduc est marquée par la notion de transmission et de renouveau. Elle peut être sollicitée pour refaire d’anciens abat-jour à l’identique ou moderniser des luminaires anciens. En adaptant la forme et le tissu de l’abat-jour, elle parvient à changer radicalement le style d’une lampe pour l’inscrire dans une décoration actuelle.
Sculpter l’espace par la lumière
Pour Marie-Pierre Leduc, la fabrication d’un abat-jour sur-mesure résulte d’un échange. Elle questionne sur le type de lumière recherché : l’éclairage plafonnant d’une pièce ? La douce lumière d’une lampe de chevet ? En jouant avec les formes, les couleurs et les textures, il est possible de sculpter l’espace par la lumière.
À l’occasion des JEMA 2026, Marie-Pierre Leduc ouvrira les portes de son univers à Mortagne-au-Perche pour présenter les étapes de fabrication, du gabarit à la pose du galon, révélant la géométrie précise derrière la simplicité apparente d’un cône ou d’un cylindre.

L’ECLAIRCIE
31 rue des Quinze-Fusillés · 61400 Mortagne-au-Perche · eMail : contact@leclaircie-creations.com
Laurence GUILLE, bijoux de mode
La bijouterie est un art ancestral qui offre un vaste champ créatif. Qu’on l’appelle joaillerie ou fantaisie, la bijouterie nécessite une exigence du geste et des matériaux, une implication du créateur depuis la découpe jusqu’au polissage.
Les bijoux sont de petits objets qui nous embellissent, des sculptures miniatures auxquels on s’attache. Ils nous suivent toute notre vie et sont les témoins de nos souvenirs.
Avant de créer des bijoux, j’ai longtemps travaillé la lumière. Photographe à Paris pendant 25 ans, j’ai appris à observer, à acérer mon oeil sur chaque détail. Au fil du temps, le besoin de prolonger ce regard par le touché s’est imposé.
Je crée des bijoux principalement en laiton, mon support de prédilection, que je peux travailler comme un métal précieux. Il me permet de révéler ma créativité en m’imposant une recherche de la maîtrise, mais aussi l’écoute de mon instinct. J’associe parfois à ce laiton des pierres naturelles serties ou de l’os longuement poli et j’apporte un soin particulier à la qualité de mes matières premières. La patience est toujours de rigueur. Chaque bijou est une pièce unique ou issu d’une série très limitée.
Je cherche à créer de petits objets poétiques qui égayent notre quotidien, et qui nous font voyager lorsqu’on les observe, qui nous emmènent dans leur monde miniature en nous rendant plus beaux.

4 — Salle Vallée
1, rue Henri Chartier
Elsa DINERSTEIN, céramiste
- Artisan d'Art
- Membre des Ateliers d'Art de France
- Sélectionné par Homo Faber Guide (Michelangelo Foundation)
Elsa Dinerstein est une artisan d'art céramiste qui cultive, depuis trente ans, un lien passionnel avec la matière. Son atelier est aujourd'hui installé en Normandie, au Vaudreuil, au cœur de l'effervescence créative des Ateliers Saint Cyr.Diplômée de l'ENSAAMA et riche des enseignements d'écoles prestigieuses comme Boulle, elle ne cesse de perfectionner son art. L'approche d'Elsa Dinerstein se distingue par une quête permanente de mouvement et de sensorialité. Pour elle, la surface d'une pièce ne se limite pas à sa fonction ; elle s'envisage comme un paysage où les émaux, les couleurs et les transparences se répondent. Cette maîtrise technique lui offre une liberté totale, oscillant entre l'extrême rigueur du détail et la spontanéité du geste. À travers ses séries « Picturales » ou ses « Peintures de Porcelaine », elle remet constamment en question les procédés traditionnels pour offrir des céramiques délicates, conçues dans le respect de l'environnement et des valeurs humaines.
Loin de la production de masse, Elsa privilégie ainsi le « slow design » et sculpte des pièces uniques où l'usage devient une expérience. Sa signature technique réside notamment dans les « Terres métisses », un audacieux mariage de porcelaine et de grès qui bouscule les codes établis.
Ce dialogue constant avec la matière a donné naissance à une collaboration inédite lors de la France Design Week. Elsa Dinerstein s'est associée à la Maison Parfums Berry, une institution rouennaise de Haute Parfumerie dirigée par Cécile Vialla et Charles Berry, reconnue pour ses créations inspirées du patrimoine normand.
Ensemble, elles ont dévoilé « Savoir-faire », une fragrance qui capture l'essence même de la création : l'odeur du geste, la poussière de l'atelier et l'énergie du travail manuel. Pour incarner ce sillage, la céramiste a conçu diffuseur et pots à bougies comme de véritables œuvres d'art originales. Bien plus qu'un simple contenant, ces objets (texturés) - alliage improbable de terres aux caractéristiques hétérogènes - entrent en résonance directe avec le parfum. Cette rencontre célèbre l'union de deux savoir-faire d'exception, où les accords olfactifs et (la terre cuite) les terres vitrifiées se mêlent pour inviter à une redécouverte du geste artisanal.

ATELIER ELSA DINERSTEIN
Les ateliers St Cyr · 28 rue Arthur Papavoine · 27100 Le Vaudreuil
eMail : contact@atelier-elsa-dinerstein.fr
MAISON PARFUMS BERRY, Cécile VIALLA
Du territoire à l’au-delà.
Berry Parfum ouvre un souffle nouveau, façonné par la main et le temps.
Cécile Vialla est une figure incomparable de l’entrepreneuriat rouennais. Son parcours ? Atypique. Des ressources humaines à l’aérien, elle a tout quitté pour l’univers de la Haute Parfumerie. Avec son époux Charles Berry, cette « agitatrice en idées parfumées » souhaitait renouer avec ses racines. Ensemble, ils lancent une aventure olfactive unique en Normandie.
Tout commence rue Damiette, à Rouen. Après avoir révélé des créateurs indépendants dans leur boutique, ils fondent Berry Parfum. Leur ambition est claire : « mettre la Normandie en flacons ». La marque incarne l’exigence de la parfumerie française, alliant matières premières d’exception, circuits courts et engagement social, confiant notamment son conditionnement à des établissements et services d’accompagnement par le travail (ESAT) normands.
Le parfum y est pensé comme un acte de révélation, fidèle à la matière, au geste et au temps long. Cette recherche prend corps à travers Olfactive ID by Berry, procédé de captation et de restitution de l’identité olfactive des lieux et des matières. Prouesse technique élaborée avec l’Université de Rouen, capture l’atmosphère de la crypte (encens, pierre froide) grâce à des analyses moléculaires.
Cathédrale de Rouen, œuvre emblématique, en constitue l’une des premières expressions : une lecture sensible de l’édifice, où la pierre, la lumière et le silence dialoguent avec l’héritage impressionniste.
Cette démarche se prolonge avec L’Eau de Lin, création pionnière issue de la fibre de lin normande. La fleur de lin, par nature, ne possède pas d’odeur : c’est précisément cette absence qui ouvre un champ de recherche inédit. À partir de cette matière silencieuse, Berry Parfum révèle une identité olfactive enfouie, entre science, matière et geste artisanal, dans une attention constante portée à la transformation de la matière et à la transmission des savoir-faire.
L’innovation artistique est également au cœur de la démarche. Lors de la France Design Week, la Maison dévoile Savoir-faire, une création olfactive qui capture l’essence même de l’acte de création : l’odeur du geste et de la matière travaillée. Pour l’incarner, une collaboration inédite voit le jour avec la céramiste Elsa Dinerstein. Elle réalise un diffuseur à parfum, ainsi que des pots à bougies, selon sa technique des « terres métissées », donnant naissance à une œuvre texturée, sensible, en résonance directe avec la fragrance, où le contenant devient prolongement du sens.
Le travail de Berry Parfum entretient un dialogue étroit avec l’histoire de l’art et le territoire, notamment dans le cadre de Normandie Impressionnisme. La lumière, la perception, le paysage et le mouvement deviennent des écritures olfactives à part entière. C’est dans cette continuité qu’est pensée la collection Centifolia Impressionnée : cinq parfums composés à partir de l’extrait précieux de rose centifolia, conçus comme une interprétation olfactive de l’impressionnisme. Ils traduisent une recherche de vibration, de nuance et de sensation fugace, faisant du parfum un art du temps et de la perception.
Dans cette dynamique s’inscrit Portraits, un projet narratif et olfactif au long cours. Il débute avec Jeanne d’Arc, figure fondatrice, se prolonge avec Madame Bovary, incarnation littéraire et sensible de la Normandie, et s’ouvre à de nouvelles figures. À l’horizon 2027, dans le cadre du Millenium, projet officiellement labellisé, Portraits s’élargit : la Reine Mathilde rejoint cette constellation, aux côtés d’autres figures féminines et historiques. Il ne s’agit pas d’icônes figées, mais de paysages intérieurs, traversés par l’histoire, la fiction et la résonance intime.
Cette vision trouve un prolongement naturel dans Corpo35, dispositif d’édition et de transmission dédié à la révélation de nouveaux parfumeurs et à la défense du parfum d’auteur.
À la croisée de l’art, de la science et du territoire, Berry Parfum trace une sillage singulier : un luxe du sens, incarné et moderne, ouvert et sensible, où le parfum devient une expérience intérieure, un passage.

MAISON PARFUMS BERRY
35 Rue Damiette, 76000 Rouen
Tél. : 06.82.84.45 63
5 — Maison des Comtes du Perche
8, rue de la Porte Saint-Denis
Manon AUGUSTE, tisserande
Manon Auguste est tisserande et designer textile. Elle s’inspire de l’architecture et de ses innombrables façades pour façonner des œuvres textiles uniques.
Elle plie des matières inattendues pour les insérer au fur et à mesure dans ses tissages. Le savoir-faire traditionnel du tissage surgit de sa surface habituellement plane pour se déployer en volume.
Ayant grandi à Caen, puis suivi ses études en Arts Appliqués, son parcours en stylisme, en DMA Broderie et en Licence Pro Mode et hautes technologies lui ont donné envie de développer une démarche textile axée autour du volume et de la lumière.
Son approche lui permet de souligner la préciosité des fils, du savoir-faire mis en lumière et amène, en plus d’un nouveau regard sur les savoir-faire textiles, une nouvelle manière d’illuminer nos espaces.

©Morgane Agostini
MYRIADE STUDIO
Tél. : 06.82.04.21.51 · eMail : manon@myriadestudio.com
Constance CHARTIER, brodeuse au fil d'or
Brodeuse d’art spécialisée dans la broderie d’or, Constance Chartier incarne une nouvelle génération d’artisans attachés à la transmission des savoir-faire d’exception. Installée en Normandie, elle développe depuis 2024 son Atelier Aurea où la rigueur des gestes anciens dialogue avec une sensibilité contemporaine.
Une formation d’excellence au service du geste
Née à Versailles en 1999, Constance Chartier se forme d’abord au stylisme-modélisme à l’école ESMOD Paris, avec une spécialisation en haute couture. C’est au cours de ce parcours qu’elle découvre la broderie, discipline exigeante qui s’impose rapidement comme une vocation. Elle perfectionne sa technique au crochet de Lunéville auprès de la prestigieuse maison Lesage, où elle apprend la pose minutieuse de perles, paillettes, fils de soie ou plumes sur des étoffes délicates.
La broderie d’or, héritage et transmission
Fascinée par le patrimoine français et les arts décoratifs, Constance Chartier se tourne vers la broderie d’or, un art ancestral longtemps réservé aux bannières, ornements religieux et costumes d’apparat. Désireuse de contribuer à la préservation de cette technique rare, elle se forme auprès de la seule Maître d’art en broderie d’or en France, Sylvie Deschamps à Rochefort-sur-Mer. Elle y acquiert la maîtrise des matériaux emblématiques: cannetille, jaseron, paillettes métalliques et des gestes traditionnels qui permettent de mettre en valeur et rendre tout leur éclat à ces fournitures en or.
Des créations sur mesure pour aujourd’hui
Dans son atelier, Constance Chartier conçoit des pièces uniques, entièrement réalisées à la main. Pour les particuliers, elle crée des armoiries familiales, monogrammes, coussins d’alliances, broches ou projets personnalisés à forte valeur symbolique. Pour les professionnels et les institutions, elle réalise la broderie de logos d’entreprise, blasons de villes, drapeaux régionaux, militaires ou religieux, ainsi que la restauration de pièces anciennes. Chaque réalisation est pensée comme une œuvre durable, où le temps long du geste garantit la noblesse du résultat.
Au cœur des JEMA 2026 à Mortagne-au-Perche
Du 10 au 12 avril 2026, Constance Chartier participera aux Journées Européennes des Métiers d’Art à Mortagne-au-Perche. Cet événement sera l’occasion de découvrir l’envers du décor d’un métier de patience et de précision, d’observer de près cette technique de broderie métallique point après point, et de comprendre comment un savoir-faire séculaire trouve aujourd’hui sa place dans des projets contemporains. Une invitation à rencontrer une brodeuse d’art pour qui la tradition n’est pas un héritage figé, mais une matière vivante, au service de créations uniques et actuelles.

ATELIER AUREA
14130 Saint-André-d’Hébertot
eMail : atelier.aurea.cc@gmail.com
Marie-Anne THIEFFRY, scupture de carton
- Artisan d’Art
- Sélectionné par Homo Faber Guide (Michelangelo Foundation)
- Lauréate fondation Rémy Cointreau
- Membre des Ateliers d’Art de France
- Artisans d’Avenir
Une métamorphose de la matière
Sous les mains de Marie-Anne Thieffry, le carton d’emballage oublie sa fonction éphémère pour acquérir la densité du bois et la douceur du velours. L’artisan d’art a fait le pari audacieux de transmuer un matériau pauvre et quotidien en œuvre pérenne. Dans son atelier, le carton n’est plus un simple emballage voué à la destruction, mais un médium noble offrant des possibilités plastiques insoupçonnées, nous invitant ainsi à porter un regard neuf sur notre environnement immédiat.
Le carton : un choix engagé et esthétique
Le travail de Marie-Anne Thieffry s’inscrit dans une démarche vertueuse de sur-cyclage, ou upcycling. Elle récupère des cartons d’emballage industriel pour leur offrir une seconde vie. Au-delà de l’engagement écologique, ce choix est avant tout esthétique : l’artiste recherche la chaleur des teintes ocres et brunes du papier Kraft, ainsi que la structure interne du matériau qui, une fois travaillé, accroche la lumière de manière unique pour devenir une véritable « dentelle de carton ».
Une esthétique organique
Sous ses doigts, le carton s’éloigne de la rigidité de l’emballage industriel initial pour devenir une matière chaude et sensuelle. Marie-Anne Thieffry privilégie les courbes douces, les formes organiques ou les courbes féminines. Ses sculptures jouent sur le contraste saisissant entre la trivialité du matériau d’origine et la préciosité du résultat final, une finition soignée souvent protégée par un vernis mat qui assure la longévité de l’œuvre.
La métamorphose en direct
Lors des JEMA, Marie-Anne Thieffry proposera une démonstration fascinante de cette transformation de la matière. Les visiteurs pourront observer comment, par un lent travail d’accumulations, de pliages et d’abrasion, une pile de déchets industriels devient une œuvre d’art, changeant définitivement leur perception du modeste carton.
©Julien Cresp
MARIE-ANNE THIEFFRY
Tél. : 06 86 45 50 00 · eMail : marieannethieffry@gmail.com
Editions Citadelles & Mazenod
Fondée en 1936, Citadelles & Mazenod est la maison d’édition de référence du livre d’art haut de gamme en France. Bénéficiant d’une réputation d’excellence, ses collections attirent bibliophiles, collectionneurs et amateurs d’art. Son contenu scientifique en histoire de l’art est mondialement reconnu, ainsi que son savoir-faire unique en matière de reproduction d’images et de fabrication.
D’abord connue pour sa collection emblématique L’Art et les Grandes Civilisations, véritable référence en histoire de l’art dont le 50e volume est paru en 2021, Citadelles a diversifié ses publications et édite aujourd’hui cinq autres grandes collections, qu’elle enrichit au fil des ans. Les Phares constitue une collection de monographies sur les artistes majeurs qui ont marqué l’histoire de l’art ; Les Grands Mouvements retrace les grandes évolutions historiques de la peinture et la sculpture ; les Anthologies illustrées explorent cette fascination réciproque entre la peinture et la littérature ; Les Fresques reprend l’histoire de la peinture à fresque à travers ses témoignages les plus remarquables depuis l’Antiquité ; les livres rares de la collection Art et Nature sont autant de tributs à l’art et à la science…
Toujours avec les meilleurs auteurs et spécialistes, Citadelles s’adapte aux larges évolutions des recherches en histoire de l’art qui s’enrichissent notamment de l’apport d’autres disciplines, telles l’histoire culturelle et sociale ou les « gender studies ». La maison propose des ouvrages qui se veulent passeurs de ces nouvelles approches.
Citadelles & Mazenod publie également chaque année un livre d’exception sous coffret, en tirage limité, conçu comme un véritable objet d’art.
Citadelles & Mazenod abrite un catalogue d’environ 160 titres et publie 15 à 20 nouveautés par an.

CITADELLES & MAZENOD
8 Rue Gaston de Saint Paul, 75116 Paris
Tél. : 01.53.04.30.60 · eMail : a.cahard@citadelles-mazenod.com
6 — Hôtel de Puisaye
48, rue des Quinze-Fusillés
Christèle CADORET, céramiste
- Artisan d’Art
- Lauréate du Concours Ateliers d’Art de France Normandie 2025
- Membre des Ateliers d’Art de France
Installée à Saint-Martin-de-Boscherville en Seine-Maritime, Christèle Cadoret est une céramiste qui puise sa force dans l’observation silencieuse de la nature.
C’est dans son atelier-boutique au nom évocateur, « Le Pavillon des Terres », situé à deux pas de la majestueuse abbaye Saint-Georges, qu’elle façonne la matière pour créer un univers organique suspendu entre le végétal, le minéral et le marin.
Le geste et la matière
Pour Christèle Cadoret, la céramique est un moyen de capturer l’essence des paysages qui l’entourent. Profondément ancrée dans son territoire, elle trouve son inspiration première dans le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, avec ses vallées, ses falaises de craie et ses méandres fluviaux.
Son approche technique privilégie le contact charnel avec la terre : elle délaisse le tournage pour le façonnage exclusivement à la main. Cette méthode lente lui permet de « laisser les mains faire leur chemin » et d’instaurer un dialogue tactile avec ses matériaux de prédilection. Elle alterne ainsi entre le grès, travaillé pour son aspect brut, chaud et sa naturalité, et la porcelaine, qu’elle choisit pour sa blancheur immaculée, sa pureté et sa capacité unique à jouer avec la lumière.
Un voyage immobile
Les créations de Christèle Cadoret se lisent comme des invitations à un voyage immobile. Loin de chercher à copier littéralement la nature, elle s’attache à en réinventer les textures et les formes. Ses pièces évoquent tour à tour des écorces, des roches érodées par le temps ou des coquillages, explorant sans cesse la dualité entre l’univers marin et le mystère des sous-bois.
Son travail se distingue par une recherche méticuleuse sur les surfaces, créant des reliefs et des aspérités qui accrochent la lumière et invitent irrésistiblement au toucher.
Excellence et engagement durable
Le talent et la singularité de son œuvre ont été salués par la profession, notamment en 2025, année où elle est désignée Lauréate du concours Ateliers d’Art de France (Région Normandie, catégorie Création) pour sa sculpture « Coque marine ».
Au-delà de l’esthétique, son atelier « Le Pavillon des Terres » incarne une pratique responsable. Labellisé « Valeurs Parc naturel régional » et « Éco-défis », il témoigne de l’engagement de l’artisan pour une gestion respectueuse de l’environnement. Dans cet espace, elle propose une gamme variée allant de la sculpture unique aux objets miniatures poétiques, rendant l’art céramique accessible à tous.
À l’occasion de cette nouvelle édition des Journées Européennes des Métiers d’Art, Christèle Cadoret invitera le public à ralentir le rythme pour découvrir un artisanat du temps long. Elle montrera que le façonnage à la main est une école de patience, où chaque pression du doigt imprime une mémoire dans l’argile.

LE PAVILLON DES TERRES
22, route de l’Abbaye, 76840 Saint-Martin-de-Boscherville
Tél. : 06.40.46.55.30 · eMail : lepavillondesterres@gmail.com
Jean-François LEFEVRE, pendulier
Un gardien du temps à Argentan
Dans le silence de l’atelier, Jean-François Lefèvre ne répare pas simplement des objets : il redonne un battement de cœur à l’histoire et une mesure au temps. Installé à Argentan, Jean-François est l’âme de l’atelier « Le Diable au Cadran ». Maître artisan pendulier et horloger-rhabilleur, il figure parmi les rares spécialistes capables de comprendre et de soigner les mécanismes complexes des pendules anciennes, perpétuant ainsi un métier où la patience est érigée en vertu cardinale.
Un parcours sous le signe de la transmission
L’excellence de Jean-François Lefèvre s’est forgée au contact des plus grands. Bénéficiaire d’une Bourse d’encouragement aux Métiers d’Art, il a parfait son apprentissage à Paris dans l’atelier du maître Bernard Pin. De cette formation exigeante, il a retenu une leçon essentielle qui guide aujourd’hui sa main : l’horlogerie n’est pas qu’une simple affaire de technique, c’est avant tout une philosophie.
L’atelier « Le Diable au Cadran » : l’art du rhabillage
Dans son atelier, Jean-François Lefèvre pratique le « rhabillage », terme noble qui distingue le véritable artisan du simple réparateur. Cette restauration complète d’un mouvement mécanique implique une suite de gestes d’une minutie extrême. Le processus débute par un diagnostic sensible, où l’artisan écoute le mouvement pour déceler l’arythmie et comprendre l’usure du temps. S’ensuit une restauration intégrale nécessitant le démontage complet, le nettoyage, le polissage, et le « bouchonnage » pour supprimer les jeux mécaniques. Si une pièce vient à manquer, il la façonne lui-même à l’établi, sur mesure, à la main ou au tour, dans le strict respect des méthodes traditionnelles.
Des comtoises aux pendules de paris
Son expertise couvre un vaste champ, s’étendant des majestueuses Comtoises aux délicats Cartels d’alcôve Louis XV ou aux Pendules de Paris.
Lors des JEMA, Jean-François Lefèvre montrera que l’horlogerie ancienne est une mécanique durable, réparable à l’infini. Il invitera le public à découvrir la magie de ces engrenages qui, grâce à son savoir-faire, continuent de rythmer nos vies.
©Fabien Ferreri
LE DIABLE AU CADRAN
15, rue de la Vicomté, 61200 Argentan
Tél. : 07.81.15.27.69 · eMail : jflefevre@pendulier.com
Renaud LOISY, tourneur sur bois
Avant de rencontrer le bois, j’ai passé de nombreuses années comme photographe à explorer le monde des objets, à la recherche d’une esthétique minimaliste, où chaque image était le résultat d’une quête minutieuse de l’art du sobre.
Mon travail au tour à bois s’inspire de mon expérience picturale, je sculpte des formes simples aux lignes pures dénuées de toute artifice. Ce sont des contenants, boîtes, bols, coupes qui n’ont aucune fonction utilitaire, seulement décorative et spirituelle. Pour se faire, je me suis appuyé sur les techniques d’artisanat traditionnel, fabriquant divers outils et profils de gouges pour le creusage et le profilage. Chacune de mes pièces est unique.
J’utilise différentes essences de bois local, le plus souvent vert, des bois donnés, trouvés, arbres couchés après des tempêtes… C’est seulement après le façonnage, au moment du séchage qui est un processus long et délicat, que mes pièces vont se transformer, se déformer, craquer, devenir le médium de ce qui fut et de ce sera.
C’est là, avant qu’il ne soit trop tard, que j’apporte un soin particulier aux finitions. Je « soigne » les pièces. Pour les sécuriser, je place des agrafes en laiton ou des clés en bois sur les craques et les fissures. Pour les surfaces, je les brosse, les ponce, les huile, les oxydes et les brûle parfois.
Ma démarche est spirituelle, respectueuse de la nature, je m’inscris dans l’idée du wabi-sabi japonais qui appelle à apprécier l’humble beauté des choses simples et éphémères.

Jean-Sébastien VALLÉE, sellier
L’entreprise Vallée-Sellier spécialisée dans le matériel dédié à l’équitation est installée en Normandie au cœur du Perche aux Docks Saint Marc à Rémalard, région où le cheval tient une place prépondérante depuis toujours. Jean-Sébastien Vallée y a aménagé ses ateliers de sellerie après une expérience de près de 20 ans au sein de l’atelier Selle Hermès. Fort de cette expérience, nous vous proposons des produits uniques réalisés dans les meilleurs cuirs des plus prestigieuses tanneries françaises et belges.
Toutes nos selles sont fabriquées sur mesure après visite, prise de mesure et échange avec le cavalier afin de cerner ses attentes et de lui proposer le produit le plus adapté à ses besoins. Ces visites sont effectuées par le sellier lui-même ou un Saddle-fitter agréé par l’entreprise. Les finitions, héritées de l’industrie du luxe vous garantissent l’esthétisme et la durabilité exceptionnelle d’une selle que vous aurez plaisir à utiliser, manipuler et garder de longues années.
VALLÉE SELLIER
Tél. 06.86.55.89.87 · eMail : contact@sellerievallee.fr
7 — Crypte Saint-André
Rue du Fort (accès par le jardin public situé derrière l’ancien tribunal)
Sylvain FEZZOLI, céramiste
- Artisan d’Art
- Lauréat du Concours Ateliers d’Art de France Normandie 2018
- 1er Prix Artisan Créateur de Lumière 2021. GIL – Syndicat du luminaire et Ateliers d’Art de France
- Lauréat fondation Rémy Cointreau
- Membre des Ateliers d’Art de France
- Sélectionné par Homo Faber Guide (Michelangelo Foundation)
- Artisans d’Avenir
Créateur de luminaires et d’objets décoratifs en porcelaine. J’utilise les propriétés particulières de cette céramique pour créer des pièces fines et translucides à la lumière. La recherche de formes élégantes inspirées par la nature confère à mes pièces un caractère original et intemporel.
Avec la porcelaine j’évoque la beauté de la nature à travers mes créations. La luminosité de la porcelaine est douce, elle crée une ambiance apaisante dans un intérieur.
L’Atelier sur la Rivière
C’est en Normandie que j’ai choisi d’installer mon atelier de céramique. J’ai créé mon atelier dans une vieille grange augeronne dans un coin de nature au bord d’une petite rivière. L’atelier sur la rivière était né.
Eternel passionné de la beauté de la nature et de la lumière, mon travail de céramiste s’est naturellement dirigé vers des formes florales, inspirés de la nature sans vraiment la copier. De toutes les argiles, c’est la porcelaine qui s’est imposée à moi, permettant par sa translucidité naturelle de jouer avec la lumière des lampes que je confectionne.
Matière et savoir-faire
Dans mon atelier, je fabrique entièrement mes pièces en modelant les formes à l’aide d’outils en bois. Une ligne après l’autre, la porcelaine prend vie et révèle sa forme, à chaque fois différente, unique et harmonieuse. La porcelaine, matière vivante, choisira par elle-même son galbe et sa rondeur, fixée dès lors, et à tout jamais, par le séchage, puis le passage à l’épreuve du feu.
Mon travail s’inscrit dans une démarche de développement durable. Mes pièces sont réalisées à partir de matériaux naturels que sont la porcelaine, l‘argile, le bois et des fibres naturelles.

©Frederic Grimaud
ATELIER SUR LA RIVIÈRE
5 rue du Pont Romain, 14620 Morteaux Couliboeuf
Tél. : 06.86.88.84.43 · eMail : ateliersurlariviere@orange.fr
Hélène LIGER, peintre en décor
Héritage
En 2010 je crée l’Atelier Scenopia afin de pérenniser les savoir-faire de nos anciens notamment dans l’emploi des enduits de finition à base de chaux, stucs, badigeons, peinture à base de caséine, à l’huile, peinture à fresco.
Dans cette démarche d’artisan, j’ai la volonté de m’inscrire dans une démarche respectueuse du bâti ancien et de proposer également des solutions adaptées à l’environnement.
L’atelier réalise à la demande, matières, enduits décoratifs, fresques.
Les décors anciens ou contemporains sont réalisés sur mesure dans une démarche éco responsable.
Création
Mon parcours d’artisan amoureux des techniques anciennes s’accompagne également d’une aventure artistique.
J’imagine et réalise des créations pour les professionnels et les collectivités allant de la fresque, à la scénographie d’espaces publics dans laquelle le papier a souvent la part belle.
Ces conceptions sont uniques et réalisées par nos soins.
Au travers de l’Atelier Scenopia, j’ai à cœur de créer le lien entre métier d’art et création.
©Marion Saupin
HÉLÈNE LIGER
Lieu-dit les Vaux Perdus, 61360 Chemilli
Tél. : 06 25 75 46 47 · eMail : contact@atelier-scenopia.fr
8 — Ancien tribunal
4, place du Palais
Anne-Sophie LE SCOUARNEC, tapisserie d'ameublement
Petite fille des années 80, je rêvais de créer, construire, entreprendre dans un domaine où mes idées, mes émotions dialogueraient avec la matière.
En 2019, après une carrière dans le management humain et d’activités, je troque ma tablette PC contre une caisse à outils et une machine à coudre pour me former à la Tapisserie d’Ameublement entre Paris et Liffol-Le-Grand. Ce métier avec son approche globale de l’ameublement (siège, décor, mobilier, abat-jour, etc.) répond pleinement à mes attentes : un travail avec rigueur et méthode, l’apprentissage de techniques ancestrales et contemporaines, la valorisation et la restauration de l’ancien mais aussi la créativité de projets contemporains.
Tout au long de mes 4 années passées entre l’école Boulle, l’école de l’Ameublement français, divers ateliers de tapissiers et la manufacture de luxe Henryot & Cie, je croise le chemin de tapissier.e.s d’exception. Ces passeurs de savoirs me transmettent les bases du métier, les trucs et astuces, les mécanismes de réflexions. Au-delà de leurs connaissances, ils et elles instillent en moi la confiance et la conviction dans cette aventure de néo-artisane. Ce sentiment est renforcé lorsqu’en 2022, je reçois le prix coup de cœur du jury « Parcours Métiers d’Art de la région Grand-Est » pour ma création « RENCONTRES » (paravent brodé d’inspiration Art déco).
Aujourd’hui, depuis mon atelier percheron, je fais rayonner des objets & des histoires en les réinventant de manière audacieuse et avec cœur. Je redonne vie à un fauteuil désuet, habille sur mesure les fenêtres, personnalise les luminaires avec fantaisie et élégance.
A travers mes activités d’artisane – de bénévole à l’association l’Outil en Main du Pays Bellêmois* ou tout simplement en tant que curieuse, j’aime apprendre – créer des liens et partager mon expérience.
*Association d’artisans bénévoles visant à faire découvrir aux jeunes les métiers manuels, de l’artisanat et du patrimoine.

©Sophiek.photographe
ATELIER ANNE-SOPHIE LESCOUARNEC
Préaux-du-Perche, 61340 Perche-en-Nocé
Mathieu VATH, ébéniste restaurateur
Installé à Sablons-sur-Huisne (Condé-sur-Huisne), Mathieu Vath incarne une vision exigeante et éthique de l’ébénisterie. Passionné par le patrimoine, il considère que chaque meuble qui entre dans son atelier est un témoin de l’histoire qu’il a la responsabilité de transmettre. Pour lui, la sauvegarde des objets d’hier est la condition sine qua non de notre culture de demain.
La maîtrise des techniques anciennes
L’expertise de Mathieu Vath repose sur une connaissance encyclopédique des styles et une maîtrise parfaite des gestes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Se définissant davantage comme un passeur de mémoire que comme un simple artisan, il applique une déontologie stricte de conservation-restauration. La réversibilité est pour lui la règle d’or : il utilise exclusivement de simples colles animales (os, nerfs, peau), garantissant que toute intervention pourra être retirée sans dommage par un restaurateur dans un siècle ou deux. De même, il s’attache au respect de la patine ; il ne s’agit pas de rendre le meuble « neuf », mais de lui rendre sa santé tout en conservant les traces de son vécu, ce supplément d’âme qui fait sa valeur.
L’excellence du vernis au tampon
Dans le silence de l’atelier, Mathieu Vath perpétue des techniques de finition en voie de disparition, notamment le poli Roubo et le véritable vernis au tampon. Loin des vernis synthétiques modernes, cette méthode traditionnelle demande une patience infinie. Elle consiste à appliquer, à la main et au tampon, des centaines de couches fines de gomme-laque. Le résultat offre une transparence, une profondeur et un « brillant miroir » inimitables, révélant la loupe de noyer ou le frisage d’acajou dans toute sa splendeur.
Créer les antiquités de demain
Si la restauration occupe l’essentiel de son temps, Mathieu Vath réalise occasionnellement des pièces de création. Il aborde ces projets rares avec la même intransigeance que ses restaurations. Il conçoit ces meubles contemporains comme les « antiquités de demain » : des pièces massives, assemblées traditionnellement (tenons, mortaises, queues d’aronde), sans aucun artifice moderne qui pourrait compromettre leur longévité. Pour lui, créer aujourd’hui avec les techniques d’hier, c’est offrir un futur durable à l’ébénisterie d’art.
Au cœur des JEMA
Pour les JEMA, Mathieu Vath accueillera le public et montrera que son métier est une science autant qu’un art. Il expliquera pourquoi la lenteur est nécessaire à la qualité et comment, par son intervention précise, il permet à l’histoire de continuer à s’écrire.

©Mathieu Lacroix
ATELIER MATHIEU VATH
2, Rue Michel Meillant, 61110 Sablons-sur-Huisne
Tél. : 06.70.25.05.22
9 — Chapelle Saint-Joseph
11, rue des Tailles
Virginie BASSETTI, sculpteur sur cloches
- Chevalier des Arts et Lettres
Née à Caen et résidant en Basse-Normandie, Virginie Bassetti s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable de l’art campanaire international.
Diplômée de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne et de l’École Supérieure d’Art et de Design du Havre-Rouen, elle est aussi enseignante titulaire certifiée en arts plastiques et formatrice dans le cadre d’une communauté d’apprentissage.
La révélation de la fonderie
C’est en 1991 que Virginie Bassetti débute son parcours artistique à l’École Européenne Supérieure d’Art de Rennes où elle découvre le métal en fusion lors d’une coulée dans l’atelier de forge et de fonderie de l’enseignant Marcel DINAHET. Un premier stage à la fonderie de Villedieu-les-Poêles, en 1993, lui permettra de réaliser sa première sculpture en bronze.
Devenue salariée de l’entreprise l’année suivante, elle poursuit sa formation au moulage et à la métallurgie, apprenant le savoir-faire au sein de l’atelier. « C’est à ce moment-là que je me suis aperçue que les cloches étaient toutes les mêmes et ça m’a interpellé. » Constatant que les décors de cloches se sont standardisés et tendent à se dépersonnaliser, Virginie engage alors un travail sur l’esthétique campanaire afin de proposer des projets créatifs novateurs, respectueux de l’identité spirituelle, culturelle et esthétique des commanditaires. Pour concevoir ses projets de création, elle va se nourrir de recherches historiques, symboliques, esthétiques et philosophiques. Elle étudie aussi l’angéologie et l’angélologie.
Au fil des années, Virginie met au point une technique atypique de sculpture où chaque cloche, entièrement sculptée à la main, devient une œuvre d’art contemporaine unique, dont la symbolique esthétique invite à la réflexion spirituelle.
Une œuvre majeure : la réalisation des huit nouvelles cloches de Notre-Dame de Paris.
Dès lors, tout s’enchaine. En 1998, elle réalise son premier grand projet : les cloches du carillon de la chapelle Notre-Dame de Grâce à Honfleur (Calvados). Entre 2007 et 2008, elle réalise la cloche des 300 ans de la cathédrale des Invalides de Paris, puis le carillon de douze cloches de Deauville (Calvados) et la cloche des 1 300 ans du Mont-Saint-Michel (Manche) ou encore celle de l’église de Nkouma au Cameroun. Parallèlement, elle expose ses bronzes et ses créations, notamment ses bas-relief bifaces mobiles, de Paris à Abou Dhabi.
Mais la consécration arrive en 2012, lorsqu’elle conceptualise et crée les huit cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Parmi quatre candidats, c ’est mon projet qui a été choisi. » Les mêmes cloches sur la restauration desquelles elle interviendra après l’incendie de 2019.
Indépendance et rayonnement international
En trente années de travail, Virginie BASSETTI s’est spécialisée dans la conception et la création de sculptures en bronze et de sculptures contemporaines sur cloches. Depuis 2010, elle est sculpteur indépendant et a à cœur de transmettre son savoir-faire à des étudiants, des chercheurs ou des jeunes fondeurs, dont des fondeurs américains. Lorsqu’elle travaille avec les fondeurs, Virginie s’implique personnellement à chaque étape de la fabrication, du moulage à la coulée, jusqu’aux finitions précieuses comme le ciselage, les patines et les mordorés.
En 2015, la Ministre de la Culture Fleur PELLERIN décerne à Virginie BASSETTI le grade de chevalier des Arts et des Lettres, tenant ainsi à marquer « (…) la contribution et l’engagement de Virginie BASSETTI au service de la culture de notre pays. »
En 2024, Virginie BASSETTI est nommée « Première femme sculpteur sur cloches des États-Unis » par l’Université du Michigan, dans la Timeline « A Century of women and the Carillon. »

VIRGINIE BASSETTI
Tél. : 06.17.04.76.46 · eMail : virginie.bassetti@gmail.com
Valentin BIVILLE, fondeur d'art
La métamorphose du métal
De la fusion de la matière à l'élégance de la forme, Valentin Biville transforme le brut en précieux au cœur de la Suisse Normande.
Désormais installé à Cahan (Orne), au cœur de la Suisse Normande, Valentin Biville écrit une nouvelle page de son histoire d'artisan d'art. Fondeur et métallier d'exception, il a investi un lieu chargé de mémoire industrielle pour y déployer son savoir-faire, alliant la maîtrise du feu aux technologies de pointe.
Un Parcours forgé dans l'excellence
Originaire de la Manche, Valentin Biville a acquis une expertise rare avant de fonder son propre atelier. Son itinéraire l'a mené auprès d'institutions prestigieuses qui ont façonné son exigence : l'Atelier Bocquel (Seine-Maritime), référence incontournable de la fonderie d'art, et la Monnaie de Paris, temple de la précision. Enrichi par une expérience en Belgique, il revient en Normandie pour débuter dans l'atelier de son grand-père, avant de donner une dimension monumentale à son activité en s'installant dans l'Orne.
La Manufacture du Rocray : Un écrin Industriel
C'est sur le site emblématique de l'ancienne filature du Rocray que Valentin Biville a posé ses creusets. Dans ce cadre industriel réhabilité, rebaptisé « La Manufacture du Rocray », il dispose d'un espace adapté aux projets les plus ambitieux. Ce lieu symbolise sa démarche : transformer une friche historique en un pôle vivant de création contemporaine.
Entre geste séculaire et innovation contemporaine
Valentin Biville maîtrise le métal sous toutes ses formes, liquides ou solides. Son atelier est un laboratoire où dialoguent les époques :
- La Matière : Il travaille le bronze, le laiton, l'aluminium, mais aussi l'acier et l'inox, passant avec aisance de la fonderie d'art à la chaudronnerie fine.
- La technologie : Loin de s'enfermer dans le passé, l'atelier intègre la modélisation numérique et l'impression 3D pour concevoir des pièces complexes, tout en conservant le toucher unique de la finition manuelle (ciselure, patine).
- L'engagement : Soucieux de son impact, il développe des procédés respectueux de l'environnement, notamment le recyclage du sable de fonderie.
Un Rayonnement International
Collaborant avec des architectes et décorateurs du monde entier, Valentin Biville réalise des pièces qui s'exportent bien au-delà de la Normandie. Du mobilier d'art aux lignes sculpturales jusqu'aux escaliers monumentaux, ses ouvrages témoignent d'une parfaite maîtrise technique.

VALENTIN BIVILLE FONDEUR SARL
Ancienne usine de Bottes Le Chameau
9 chemin de fourneaux · 61430 Cahan
Tél. : 06.81.75.28.60 · eMail : mobiliermetal.vb@gmail.com
Arnaud FOUASSIER, poseur de papiers peint d'art
- Maître peintre européen
- Membre des Ateliers d’Art du Perche
Arnaud Fouassier est un artisan du bâtiment, spécialisé dans la pose de papiers peints d’exception manufacturés, historiques ou imprimés par les plus grandes maisons. Ils ne sont que quelques-uns dans le monde à exercer ce métier avec son niveau de savoir-faire.
L’installateur de papier peint d’art est bien plus qu’un simple poseur de revêtement mural : c’est un technicien chevronné, un expert des matériaux et des supports, qui maîtrise les nuances et les subtilités de chaque type de décors. Certains revêtements sont en soie, en lin ou en fibres naturelles ; d’autres sont des fresques peintes à la main ou des impressions panoramiques d’une rare finesse. Chaque pièce exige des techniques de pose que seul un professionnel aguerri peut maîtriser.
L’installation d’un papier peint d’art commence par une analyse minutieuse du support pour le préparer avec soin, en éliminant toute imperfection susceptible d’altérer le rendu final. Viennent ensuite la découpe et la pose, avec le choix d’une colle adaptée – comme la colle d’esturgeon – et l’alignement méticuleux des raccords. Les finitions manuelles, réalisées par exemple au jaune d’œuf, garantissent une continuité parfaite du décor.
Par son expertise rigoureuse et son respect des techniques traditionnelles, Arnaud Fouassier perpétue un savoir-faire d’exception, essentiel à la conservation des décors muraux historiques et à leur création contemporaine.
FOUASSIER AMENAGEMENT
6 rue Sainte Thérèse · 61000 Alençon
Tél. : 06.01.31.41.06 · eMail : arnaud.fouassier@gmail.com
Yaguel LE GALL, souffleur de verre
Installé à La Chapelle-Montligeon, Yaguel Le Gall façonne la matière en fusion avec une exigence rare. Formé à l’école de l’île de Murano, près de Venise, cet artisan de 30 ans a importé dans le Perche l’excellence du savoir-faire verrier italien. Dans son atelier, le four est le cœur battant de l’activité, maintenant une chaleur constante de 1 100 degrés indispensable pour conserver la silice dans son état idéal : une matière semblable à du miel, vivante et malléable, prête à être travaillée.
Le travail de Yaguel Le Gall est une course contre la montre, un mouvement perpétuel entre le banc de travail et le four. Héritier d’une gestuelle immuable, il manipule des outils qui ont traversé les âges, tels que les fers à trancher, inchangés depuis l’Antiquité, ou les mouillettes, ces simples journaux mouillés qui lui permettent de façonner la matière brûlante. Armé de sa canne à souffler et de ses ciseaux ronds, il étire, coupe et sculpte le verre, jouant avec la gravité et le souffle pour transformer une masse informe en une bulle d’une finesse cristalline.
L’artisan d’art excelle également dans l’art délicat de la coloration. Il plonge la matière en fusion dans des éclats de verre pilé pour lui donner ses teintes vibrantes, du rouge orangé aux transparences les plus subtiles. Mais la création ne s’arrête pas au façonnage : pour éviter le choc thermique, fatal à cette matière sensible aux écarts de température, chaque pièce doit subir une cuisson lente à 500 degrés, une nuit durant, pour assurer sa solidité.
Pour les JEMA, Yaguel Le Gall nous ouvrira les portes de cet univers fascinant. Il invitera le public à découvrir la magie de la transformation, où le souffle de l’artisan donne vie à la matière inerte. Plus qu’une démonstration, c’est une initiation à la fragilité et à la beauté du verre, rappelant que derrière chaque objet, qu’il s’agisse d’une simple boule de Noël ou d’une pièce complexe, se cachent la maîtrise du feu et la précision du geste.
Source : Vincent Guerrier – LE PERCHE

IGNIS
Tél. : 07.81.29.96.47 · eMail : ignis.vitrum@gmail.com
10 — Hôtel des Tailles
9, rue des Tailles
Marielle OLIVIER, dentelle contemporaine

- Présidente déléguée des Meilleurs Ouvriers de France de Normandie et de Seine-Maritime
- Membre du conseil d’administration de la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France
- Membre de la commission du concours Un des Meilleurs Apprentis de France de la SnMOF
- Membre de la commission communication de la SnMOF
- Meilleure Ouvrière de France 🇫🇷 Dentelles, guipure d’Irlande 2011
- Artisan d’Art
- Artisans d’Avenir
Entre tradition et audace
Armée d’un simple crochet, Marielle Olivier sculpte le vide et emprisonne la lumière dans ses réseaux de fils, portant l’art de la dentelle à son sommet. Consacrée une des Meilleurs Ouvriers de France (MOF), elle est bien plus qu’une dentellière : c’est une véritable architecte du fil. Reconnue pour sa maîtrise technique exceptionnelle, elle renouvelle l’image de la dentelle en la propulsant dans le XXIe siècle, prouvant que cet art séculaire possède une force contemporaine insoupçonnée.
La virtuosité de la « guipure d’Irlande »
Marielle Olivier est la gardienne d’une technique rare et exigeante : la Guipure d’Irlande. Née au XIXe siècle pour rivaliser avec les dentelles vénitiennes, cette pratique se distingue par une économie de moyens qui contraste avec la complexité de son exécution. Contrairement à la dentelle aux fuseaux qui nécessite un métier et de multiples bobines, l’artiste travaille ici avec pour seuls outils un crochet et du fil sur un support de toile. Elle construit ses motifs point par point, héritage du fameux « Point de Venise », créant ainsi un réseau dense et texturé. Ces éléments sont ensuite reliés entre eux par des « brides », de fins fils tendus qui forment l’ossature de l’ouvrage et lui confèrent sa légèreté et son architecture aérienne caractéristiques.
Une vision résolument contemporaine
Loin de se cantonner à la reproduction de modèles anciens, Marielle Olivier utilise son savoir-faire pour créer de véritables sculptures textiles. Sa démarche artistique bouscule les codes par l’introduction de matières innovantes : si elle maîtrise parfaitement le lin et le coton, elle n’hésite pas à y mêler des fils métalliques, des fibres synthétiques ou des éléments naturels pour jouer avec la brillance et la rigidité. Ses créations s’échappent alors du cadre traditionnel pour explorer la troisième dimension. Qu’il s’agisse de bijoux, d’éléments de haute couture ou de panneaux décoratifs, elle travaille les volumes et la transparence, faisant ainsi dialoguer son art avec le design et la sculpture contemporaine.
L’exigence du col bleu-blanc-rouge
Le titre de Meilleur Ouvrier de France atteste d’un niveau de perfection absolu. Cette distinction souligne la précision implacable et la patience infinie que requiert chaque pièce.
Lors des JEMA, Marielle Olivier ne se contentera pas d’exposer ; elle montrera que la main de l’artisan d’art, guidée par le savoir-faire, reste l’outil le plus précis qui soit. Elle invitera le public à observer la naissance d’une dentelle, instant magique où chaque boucle devient une victoire sur le temps et la matière.
MARIELLE OLIVIER
143 Rue Louis Blanc, 76100 Rouen
Tél. : 06 78 02 68 60 · eMail : marielle.olivier.mof@gmail.com
Amandine STECK, Maître verrier
- Maître Artisan d’Art
- Membre des Ateliers d’Art de France
Installée à Honfleur, Amandine Steck a fait de son atelier, « L’Amande et l’Obsidienne », un carrefour entre le patrimoine normand et l’esthétique extrême-orientale. Maître verrier au parcours singulier, elle incarne une vision du vitrail qui dépasse la simple technique pour devenir une philosophie de la lumière.
De la gravure au verre : l’exigence du trait
Si l’étincelle est née face aux rosaces de la cathédrale de Chartres durant son enfance, le chemin d’Amandine Steck est celui d’une artisane d’art complète. Elle a commencé par expérimenter la gravure et la photographie argentique avant de se former à la peinture sur verre. C’est sa maîtrise du dessin qui fait aujourd’hui sa force : pour elle, le vitrail est une œuvre graphique avant d’être un assemblage. Elle manie la grisaille (peinture sur verre cuite au four) avec la précision d’un graveur, apportant modelé et profondeur à ses pièces, là où d’autres se contentent de la couleur du verre.
Une émotion lumineuse au pays du soleil levant : komorebi
L’identité artistique d’Amandine s’est façonnée très tôt autour d’une inspiration japonaise, à l’image des impressionnistes et des créateurs de l’Art Nouveau, avant même de fouler le sol du pays du soleil levant. Ses voyages ultérieurs au Japon ont pris la forme de retrouvailles. Non pas une révélation, mais la confirmation douce d’une intuition ancienne : ce rapport subtil à la lumière, la valeur accordée à la simplicité et à la pénombre habitée. De Tokyo à Honfleur, elle a rapporté cette sensibilité pour les ambiances tamisées et apaisantes. De cette résonance intime naissent aujourd’hui des créations contemporaines où les jeux d’opacité, de matière et de lumière filtrée invitent à la contemplation, privilégiant la douceur à l’éclat, gardant le temps en suspens.
Un savoir-faire ancestral et vivant
Depuis 2014, elle dirige son atelier à Honfleur où elle travaille sur deux axes complémentaires. D’une part, la restauration patrimoniale où, telle une gardienne du temple, elle rénove les vitraux des églises normandes et des monuments historiques en respectant scrupuleusement les techniques traditionnelles et le protocole de restauration du LRMH. D’autre part, la création contemporaine à travers laquelle elle conçoit des vitraux uniques et sur mesure pour des intérieurs privés, comme des éléments de design moderne. Ses motifs, souvent inspirés de la nature ou de ses voyages, s’intègrent à l’architecture d’aujourd’hui sans jamais la saturer.
Au cœur des JEMA
Pour les Journées Européennes des Métiers d’Art, Amandine Steck proposera une immersion dans cet univers hybride. Elle montrera que le vitrail n’est pas un art figé dans le passé, mais une matière vivante. Le public pourra observer la découpe du verre, le sertissage au plomb, et surtout comprendre comment elle parvient à manipuler la lumière pour raconter des histoires, d’ici et d’ailleurs.
©Gilles Leimdorfer
AMANDINE STECK
Tél. : 06.72.20.57.01 · eMail : vitraux.honfleur@etik.com
11 — Collège Bignon
1, rue de la Comédie
Géraldine BESNARD, laqueur
Installée à Sainte-Scolasse-sur-Sarthe (Orne), Géraldine Besnard est un laqueur de talent qui a fait de la surprise son maître-mot. À travers son atelier « Laque Émoi », elle explore les infinies possibilités de cette matière exigeante, travaillant par strates pour offrir aux objets une profondeur et une vibration uniques.
L’expertise de Géraldine Besnard repose sur une double formation artistique et technique de haut niveau. Après les Beaux-Arts d’Angers en architecture design, elle se spécialise à la prestigieuse ENSAAMA Olivier de Serres à Paris, dont elle sort diplômée avec les félicitations du jury. Son savoir-faire s’est forgé au sein des plus grands ateliers parisiens : la création de décors chez Midavaine et la restauration de pièces anciennes à l’Atelier Brugier. Après une parenthèse dédiée à l’enseignement, elle rouvre pleinement son atelier en Normandie en 2019, renouant avec la liberté de la création personnelle.
Pour Géraldine, la laque est une matière vivante. C’est un dialogue constant entre la maîtrise technique et l’aléatoire. Elle compare souvent l’étape du ponçage à l’ouverture d’un cadeau : « Comme si c’était Noël ! ». C’est en effet sous l’abrasif que se révèlent les effets de matières enfouis sous les couches successives. Dans sa pratique contemporaine, elle mêle techniques traditionnelles et expérimentations audacieuses : projection de poudres métalliques (or, argent, cuivre), souffle à la paille ou glissements contrôlés. Elle joue avec les transparences et les densités pour créer des surfaces cosmiques ou minérales.
L’univers de Géraldine Besnard se décline en séries marquantes, fruits de sa curiosité et de ses collaborations. Dans « L’éveil des sens », née d’un échange avec le maître pipier Pierre Voisin, elle habille le bois de bruyère de laque pour transformer cet objet usuel en œuvre tactile. Elle explore également une veine plus poétique avec « Crâne et compagnie », offrant une parure inédite à des crânes d’animaux ; loin de toute démarche morbide, elle y emploie la laque de coquille d’œuf et la dorure pour honorer l’animal et sublimer la forme brute par la beauté du geste. Enfin, sa série « Poudres et compagnie » marque une exploration audacieuse où l’artisan d’art propulse la matière pour créer des textures vibrantes, s’affranchissant ainsi des codes classiques de la laque lisse.
Lors des JEMA 2026, Géraldine Besnard ouvre les portes de son univers pour partager sa passion. Elle expliquera comment, entre les temps de séchage incompressibles et la rigueur du geste, la laque permet de figer le mouvement pour le rendre éternel.
©Patrice Olivier
LAQUE EMOI
2, La Radouillerie, 61170 Sainte Scolasse sur Sarthe
Tél. : 06.20.65.20.57 · eMail : geraldinebesnard61@gmail.com
12 — Chapelle du lycée Bignon
13, rue du Général Leclerc
Centre de formation Le Val d'Hazey
Dans le cadre de sa stratégie de développement des métiers d’art, l’Agglomération Seine-Eure, en partenariat avec le Greta Portes Normandes, ouvre une première unité d’un centre de formation dédié aux savoir-faire d’excellence. Implanté au Val-d’Hazey, ce centre propose d’ores et déjà deux formations inédites dans la région : le CAP Orfèvre et le Certificat de Spécialisation « bijoux de mode ».
Un partenariat structurant pour le territoire
Pour répondre aux besoins exprimés par les entreprises et structurer une filière porteuse, l’Agglomération Seine-Eure s’est associée au Greta Portes Normandes. Tandis que le Greta conçoit et pilote les parcours de formation en lien étroit avec les professionnels, la collectivité loue un lieu dédié : le château de Tournebut au Val d’Hazey, récemment rénové et adapté à l’accueil des futurs apprenants.
Une première en Normandie pour l’orfèvrerie et la bijouterie de mode
Le 3 novembre 2025, un CAP orfèvre option polisseur-aviveur a vu le jour, suivi le 23 janvier 2026 par le Certificat de spécialisation « Bijoux de mode ».
« On parle ici de métiers orphelins, pour lesquels il n’existe plus ou peu de formations en France. L’ancienne école bretonne d’orfèvrerie a fermé ses portes, alors que la Normandie abrite des entreprises majeures du secteur : Hermès au Val de Reuil (Eure), Christofle à Yainville (Seine-Maritime) et Guy Degrenne à Vire (Calvados). Il était donc essentiel de relocaliser cette formation » explique Bernard Leroy, Président de l’Agglomération Seine-Eure.
Un enseignement d’excellence
L’orfèvre est un professionnel polyvalent, à la croisée de l’artisanat d’art et de l’industrie manufacturière, maîtrisant les alliages, le dessin, la gemmologie ou encore la ciselure. Le cursus, d’une durée de 10 mois dont 8 semaines en entreprise.
La spécialisation en bijouterie de mode, quant à elle, s’adresse aux titulaires d’un CAP métiers d’art ou d’un diplôme en design. Elle porte sur la création de bijoux et d’accessoires de mode en matériaux variés, et se déroule sur 8 mois.
Des formations accessibles et professionnalisantes
Ces deux parcours s’adressent aux demandeurs d’emploi et aux salariés en reconversion. Ils peuvent être suivis en alternance ou en formation continue. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant pour la rentrée de septembre 2026. L’étude des dossiers et les modalités de financement seront étudiées au cas par cas.

SITE DE FORMATION LE VAL D'HAZEY
Château de Tournebut, 27940 Le Val d'Hazey
Tél. : 06.32.05.92.99 · eMail : greta-la-fabrique-des-metiers-d-art@ac-normandie.fr
Institut Français du Cheval – Haras national du Pin
L’IFCE est l’opérateur public chargé d’accompagner la professionnalisation de la filière équine. Il est né du rapprochement, en 2010, de deux entités historiques : les Haras nationaux et le Cadre noir de Saumur. Il est placé sous la double tutelle des ministères chargés de l’agriculture et des sports. L’IFCE est reconnu comme l’institut technique de référence au service des acteurs de la filière équine, œuvrant pour la production et la valorisation des savoirs relatifs aux équidés dans toutes leurs dimensions.
L’alliance des savoir-faire en élevage, en équitation, en sellerie et en attelage, ainsi que la richesse et la complémentarité des compétences de l’équipe de formateurs et des infrastructures inégalables, font du Pôle de formation IFCE l’école de référence de la filière équine.
L’IFCE sur le site du Haras national du Pin
Sur le site du Haras national du Pin, le Pôle formation professionnelle de l’IFCE développe diverses formations équestres diplômantes aux écuries du Bois et à la Jumenterie du Pin. L’offre s’étend du DEJEPS au CAP sellier-harnacheur, en passant par les métiers de cavalier préparateur de jeunes chevaux, de groom international, ou encore de technicien d’élevage et d’inséminateur équin. Sur le site, les stagiaires peuvent s’imprégner des travaux de recherche du plateau technique et profiter d’installations de qualité, de la médiathèque ainsi que du pôle international de sports équestres à proximité. La présence de nombreux acteurs de la filière favorise un environnement d’apprentissage riche, propice aux échanges et à l’insertion professionnelle.
Un atelier de sellerie d’exception
Au cœur de ce dispositif, l’atelier de formation en sellerie du Haras national du Pin constitue un outil pédagogique majeur, spécifiquement conçu pour former des professionnels opérationnels et polyvalents. L’atelier est équipé à la fois d’outils traditionnels de sellerie-harnachement et d’équipements modernes comme une imprimante 3D, une table de découpe numérique, une brodeuse numérique et un topographe de mesure, permettant de croiser savoir-faire artisanal et technologies innovantes. Cet environnement technique complet place les stagiaires au plus près des exigences actuelles du marché, où précision, ergonomie et adaptation au cheval comme au cavalier sont déterminantes.
Formations proposées en sellerie
L’IFCE propose sur le site du Pin un parcours structuré autour notamment du CAP sellier-harnacheur et de la formation « Artisan sellier – responsable d’atelier ». Le CAP permet d’acquérir les fondamentaux du métier (découpe, couture, montage, entretien et réparation du matériel), tandis que la formation d’artisan sellier vise l’approfondissement des compétences techniques et la prise de responsabilités en atelier, y compris la gestion et le développement d’une entreprise. En complément, des formations courtes à la journée ou à la semaine permettent de s’initier, de se perfectionner ou de valider un projet professionnel. Le site du Haras national du Pin s’affirme ainsi comme un lieu de transmission des gestes d’art et de développement des compétences au service du cheval et de ses utilisateurs.

IFCE – PÔLE FORMATION
Les écuries du bois, 61310 Le Pin-au-Haras
Tél. : 02 33 12 12 10 · eMail : formations@ifce.fr
Lycée Napoléon, L'Aigle
Le Lycée Napoléon de L’Aigle, situé dans l’Orne en Normandie, propose diverses formations dans le domaine du bois, adaptées aux aspirations des étudiants.
CAP Arts du bois : Ce certificat d’aptitude professionnelle offre plusieurs options spécialisées :
- Option Marqueteur : Formation axée sur l’art de la marqueterie, permettant de réaliser des décorations en bois sur des surfaces variées.
- Option Sculpteur Ornemaniste : Enseignement centré sur la sculpture ornementale, idéale pour ceux souhaitant travailler sur des éléments décoratifs en bois.
- Option Ébéniste : Formation dédiée à la fabrication et à la restauration de meubles en bois, alliant tradition et techniques contemporaines.
Bac Pro Technicien de Fabrication Bois et Matériaux Associés : ce baccalauréat professionnel prépare les étudiants à maîtriser les techniques de fabrication de meubles, de mobilier d’agencement, de menuiseries extérieures et intérieures, ainsi que de charpentes industrielles. La formation dure trois ans, incluant 22 semaines de périodes de formation en milieu professionnel.
Les formations que nous proposons peuvent être en formation continue, en apprentissage, ou dans le cadre d’une reconversion professionnelle.
LYCÉE NAPOLÉON
15 Rue des Sports, 61300 L’Aigle · Tél. 02.33.84.26.60
Hôtel Crestien de Galais
22, place du Général de Gaulle
Héloise NICE, doreuse
- Lauréate nationale du Concours Ateliers d’Art de France 2025 catégorie Patrimoine
- Membre des Ateliers d’Art du Perche
Enfant, j’ai découvert le Château de Versailles et le métier de doreur sur bois.
Diplômée de l’École du Louvre, j’ai choisi d’apprendre un métier artisanal.
Technique antique, multipliant les supports et les styles, la dorure me permet d’aborder mon amour de l’histoire des arts décoratifs.
Formée à l’École d’Ameublement de Paris « La Bonne Graine », j’ai eu la chance d’apprendre mon métier dans un atelier de Versailles.
Lors de ces trois années d’apprentissage, j’ai acquis les techniques de conservation-restauration agréées par les Musées de France, et travaillé au Château de Versailles sur des œuvres prestigieuses : la restauration du cadre du portrait de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud, ainsi que le cadre du portrait de Louis XV par Van Loo.
Mes différentes expériences professionnelles au sein d’autres ateliers, m’ont souvent ramenée au Château de Versailles : la dorure des plombs des toitures et le chantier de restauration des dorures du Salon de Mercure, dont j’ai été responsable.
En 2018, j’ai ouvert mon atelier au coeur des Alpes Mancelles, au service des particuliers, antiquaires, châteaux, musées…
Imprimeur, papetier, ébéniste, encadreur, calligraphe, graphiste, doreur, gainier, luthier, dentellière, designer ou relieur… notre exigence commune est le respect de l’objet, la recherche d’une adéquation entre l’usage et le beau.
ATELIER HELOISE NICE
Sur rendez-vous : 72130 Moulins-le-Carbonnel · Tél. 06 84 03 56 99








